
" Les soeurs Delarue sont prêtes ! "
Mar 03, 10
À SUIVRE BOXE (CHAMPIONNAT DE FRANCE AMATEUR FÉMININ), DEMI-FINALES. Les Pessacaises ont préparé le rendez-vous de ce week-end avec l'équipe de France.Cette semaine, vous ne trouverez pas Sabrina et Vanina Delarue dans la nouvelle salle de boxe de l'USSA Pessac qui s'ouvre sur la cité. Elles ont pris le chemin des Pyrénées pour une bonne cure d'oxygénation en altitude avant de partir vendredi à Rueil-Malmaison, dans l'agglomération parisienne, pour y disputer la phase finale des championnats de France : demi-finale et, elles y comptent bien, finale sont au programme de leur week-end.
Ce rendez-vous important, elles l'ont préparé la semaine dernière à Grande Synthe, dans la banlieue de Dunkerque, avec l'encadrement et les filles (c'est-à-dire leurs prochaines adversaires) de l'équipe de France. Durant ce stage, Aldo Constantino, responsable de la sélection nationale féminine, a pu les observer et évaluer leur marge de progression. « Ce sont deux jeunes filles sérieuses et motivées mais qui manquent cruellement d'expérience, ce qui est normal au stade où elles évoluent. Mais elles souffrent aussi de grosses carences techniques : elles boxent les mains ouvertes, leurs directs ne sont pas corrects et elles ne savent pas effectuer de changements de rythme pendant une reprise. Elles vont manquer d'efficacité, estime l'entraîneur national. Mais je suis là pour les aider. »
Sabrina et Vanina sont pourtant revenues rassurées de leurs quatre jours dans le Nord. « Nous avons effectué deux entraînements par jour », raconte Sabrina, 22 ans, la moins expérimentée des deux, qui compte tout de même 14 victoires en 15 combats.
Adversaires à portée.
« J'ai même eu l'occasion de mettre les gants avec ma future adversaire, ajoute Sabrina. J'ai pu constater que j'étais à son niveau. Elle est plus grande que moi et c'est très bien car ma boxe est adaptée à ce type d'adversaire : j'adore les corps à corps. Je vais aborder cette phase finale sereinement ».
Même optimisme du côté de Vanina, 20 ans : « Je n'ai pas appris grand-chose : lors des entraînements, nous avons fait des choses que l'on réalise déjà dans notre salle. Moi, je n'ai pas rencontré ma future adversaire car elle n'était pas au stage, mais j'ai été opposée aux deux protagonistes de l'autre demi-finale, Cindy Orain, la tenante du titre, et Estelle Mossely : elles n'ont rien d'extraordinaire. Je n'ai pas beaucoup forcé mais j'ai senti qu'elles étaient à ma main ». C'est dire si l'une et l'autre ont envie de faire mentir l'entraîneur national sur leur manque d'efficacité. Car la motivation ne manque pas : « On mange boxe, on vit boxe » avouent-elles. Et l'entrée en équipe de France permettrait à Sabrina, qui met en rayon très tôt le matin au Géant Casino de Pessac, d'obtenir un statut d'athlète de haut-niveau, mais l'accès à la finale est obligatoire.
Pour qu'elles y parviennent, Mohamed Jamaï et Adel Yahmdi, leurs entraîneurs, comptent sur leurs qualités propres : « Sabrina accélère tout le temps et elle a une bonne garde car elle monte naturellement les coudes, juge Mohamed Jamaï. Vanina, qui boxe depuis l'âge de 13 ans, manque de rapidité et d'agressivité, c'est vrai. Mais elle a un bon jeu de jambes, un bon coup d'oeil, et elle est gauchère, ce qui pose souvent des problèmes à ses adversaires ».
Auteur : Alain Douaud (sud ouest)







